12.10.2007
Grenelle de l'environnement
La phase de consultation du public du Grenelle de l’environnement est déjà bien entamée. Les internautes peuvent encore participer au débat jusqu’au vendredi 12 octobre en allant sur ce forum. Alors que les consultations dans les régions ont elles commencé le vendredi 5 octobre et se termineront le 22 octobre. Pour savoir quand aura lieu la consultation dans votre région, vous pouvez visionner cette carte. En tout il y en a 18.
Les journées de consultation dans les régions se déroulent en deux phases. Tout d’abord le matin, chaque groupe de travail réagit sur les propositions faites par les groupes de travail nationaux. Puis l’après midi, le public est invité à assister à la restitution des ateliers du matin et à débattre.
Pour rappel, il y a 6 groupes qui travaillent sur les thèmes suivants :
- lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie
- préserver la biodiversité et les ressources naturelles
- instaurer un environnement respectueux de la santé
- adopter des modes de production et de consommation durables
- construire une démocratie écologique
- promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité.
Pour ce qui est de la table ronde finale, elle devrait se dérouler les 24 et 25 octobre et sera conclue par Nicolas Sarkozy. Puis il y aura la présentation des programmes le 15 décembre. Et enfin un projet de loi d'orientation et de programmation sera débattu au Parlement durant le 1er semestre 2008.
Le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad) a rédigé un document qui est une proposition de trame de la négociation finale. Cependant ce document présente peu de projets chiffrés et reste prudent sur les sujets à polémique : incinérateurs, OGM et pesticides.
Incinérateurs : « clarifier la question du statut de l’incinération »
OGM : « vote d’une loi affirmant les principes de responsabilité et de transparence »
Pesticides : « conclusion d’un contrat national de réduction des pesticides »
L’énergie nucléaire n’est évoquée qu’une fois : « hisser la R&D de ces nouvelles technologies (énergies renouvelables) au niveau de celle dévolue au nucléaire civil ».
Quant aux questions de santé liées à l'environnement, elles sont peu évoquées.
Par contre on peut remarquer une envie d’évolution de l’Etat dans les domaines des transports et du bâtiment : « Deux secteurs – le bâtiment et les transports – sont en effet responsables de l’essentiel de la progression des émissions de gaz à effet de serre en France depuis 1990 », « les groupes de travail convergent sur la nécessité d’agir massivement sur ces secteurs ».
Pour finir, bonne nouvelle. Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, s’est dit prêt à accepter un gel provisoire de la commercialisation des semences OGM jusqu’au vote d’une loi qui déterminerait leur statut et les conditions de leur exploitation. Ce pendant il a posé une condition. Il faudra que le texte prenne effet avant les prochains semis de printemps. Cette annonce du gel de la commercialisation des semences des OGM pour 2008 avait été faite par Jean-Louis Borloo en septembre, ce qui avait provoqué un court boycott des ateliers préparatoires du Grenelle par la FNSEA qui avaient finalement réintégré leur groupe de travail. Si ce gel a lieu, il se concrétisera sûrement par le refus d’autorisation de cultiver à nouveau le seul OGM cultivé en France, le maïs MON 810 de la firme Monsanto, dont l’autorisation expire en 2007.
00:42 Publié dans Ecologie, France, Grenelle, OGM, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2007
Pollution du Rhône aux PCB
Les présidents des régions Rhône-Alpes et PACA, Jean-Jack Queyranne et Michel Vauzelle, ont déposé le 20 septembre à l'Assemblée nationale une demande de création d'une commission d’enquête parlementaire sur la pollution du Rhône dans le but de connaître les causes et les conséquences de la présence de PCB dans le fleuve.
Les PCB ou polychloro-biphényles sont des produits chimiques non biodégradables. Ils peuvent entraîner, en cas de consommation "régulière et sur une longue période", des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers selon l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Malgré qu’ils soient interdits depuis 1987, leur utilisation est toujours autorisée jusqu'en 2010. Et malheureusement une certaine quantité s’est accumulée dans les sédiments du Rhône.
Des analyses ont été menées sur des poissons du Rhône et ont révélé qu’une très grande partie du fleuve est souillée. La consommation de poissons pêchés dans le fleuve a donc été interdite par arrêté préfectoral de l'Ain jusqu'à la Camargue.
Plusieurs collectivités locales et des associations dont la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (Frapna), association qui avait découvert cette pollution il y a plus de vingt-cinq ans, ont décidé d’agir en justice et dénoncent la responsabilité de l'Etat dans cette catastrophe écologique.
Malheureusement le Rhône ne serait pas le seul fleuve français malade. C’est pourquoi la Frapna demande au gouvernement de mener une investigation sur tout le territoire français et plus particulièrement sur la Loire, la Seine et la Moselle.
Pour finir, voici un petit film réalisé par la WWF qui a mené son enquête.
A la fin du film on peut voir comment sont traités les macros déchets et les sédiments pollués par les PCB. Sans commentaire…
10:55 Publié dans Eau, Ecologie, France, Pollution, Santé, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.10.2007
Quel sera le climat de votre région pour la période 2050/2100 ?
Le magazine Science et Vie vient de sortir un hors série Spécial Climat.
Vous trouverez sur leur site un simulateur de climat développé par Météo France basé sur modèle le climatique Arpège-Climat.

Il faut d’abord choisir un scénario du GEIC : modéré (optimiste) ou intensif (pessimiste). Ensuite on choisit le mode d’affichage. Celui par saisons est bien pour se familiariser avec l’outil. Puis on choisit la saison, le paramètre parmi les cinq (température maximale, température minimale, pluviométrie, ensoleillement et humidité du sol) que l’on souhaite voir s’afficher sur la carte et enfin il ne reste plus qu’à faire glisser le curseur des années entre 2050 et 2099 pour voir évoluer cet indicateur. On peut soit visualiser les écarts par rapport aux normales actuelles soit les valeurs estimées.
Quant au mode expert, il est plus complet. Il permet de sélectionner une « maille » de la France au lieu de simplement sélectionner une saison. Une fois la zone géographique choisie, on sélectionne une année ainsi qu’une semaine de cette année et tous les paramètres s’affichent en détail pour cette zone.
Vous trouverez aussi sur le site dédié au hors série un blog pour vous informer ainsi qu’un forum pour débattre de tout ce qui touche au réchauffement climatique.
01:30 Publié dans France, Magazine, Réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2007
Le pollen de la discorde
22:55 Publié dans Abeilles, France, OGM, Vidéo | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.09.2007
4x4 = 16
16 comme la consommation urbaine (16 litres) des prochains 4x4 (ou SUV pour Sport Utility Vehicle comme on les appelle aussi) de nos chers constructeurs français. Bon d’accord j’exagère un peu mais juste un peu :p
Les 4x4 ont le don de m’irriter. Surtout quand les gens qui les achètent roulent seulement en ville avec.
Je ne suis pas contre les 4x4 mais seulement pour les personnes qui en ont réellement besoin comme les montagnards, les forestiers…
Voici les modèles de nos constructeurs français :
- le Koleos de Renault
- le 4007 de Peugeot
- le C-Crosser de Citroën

Mais pourquoi se mettent-ils à nous pondre des 4x4 au lieu de concevoir des voitures à moteur hybride comme la Toyota Prius ?
Ah oui c’est vrai, c’est une question purement économique… Il se vend plus de 4x4 en France que de voitures hybrides.
Bon je suis un peu mauvaise langue car nos constructeurs travaillent aussi sur des véhicules hybrides comme par exemple le groupe PSA Peugeot-Citroën qui prévoit la commercialisation de ce type de voitures pour l’horizon 2010. Ils auront juste 13 ans de retard sur Toyota qui a vendu les premières Prius en 1997 au Japon.
Sinon d’un côté nos constructeurs se disent soucieux de l’environnement avec par exemple la gamme eco² de chez Renault ou de jolies phrases sur le sur le site de Peugeot dans la rubrique « Tout sur Peugeot » puis « Peugeot et l’environnement » et de l’autre ils nous préparent de jolis 4x4…
D'ailleurs Agir pour l'environnement et le Réseau Action Climat ont remis le 8 mars 2007 au groupe PSA Peugeot-Citroën le prix Tuvalu du dérèglement climatique en réaction à la sortie des deux premiers 4x4 français : le 4007 et le C-Crosser.
Mais pourquoi ce nom : « prix Tuvalu ». Tuvalu est le nom d’un archipel situé à l’est de l’Australie qui risque d’être submergé dans les années à venir à cause du réchauffement climatique. Tout simplement.
00:45 Publié dans Coup de gueule, France, Pollution, Voiture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.09.2007
Influence de notre mode de vie sur l’environnement
L'Institut français de l'environnement (IFEN) a récemment publié une étude qui révèle l’influence du mode de vie des ménages français sur l’environnement.

Cette étude se décompose en 4 parties :
1) L'habitat des ménages occupe l'espace
En 2003, l’habitat individuel et collectif occupait presque la moitié des sols artificialisés (sols bâtis, routes, jardins, chantiers…) soit 3,7% du territoire national. Cette artificialisation des sols provoque une régression des milieux naturels et des espèces qui y vivent. Elle perturbe aussi le cycle de l’eau et des sols.
Le nombre de logement a augmenté de 27% en 20 ans. Ce phénomène est du à la croissance démographique et à la diminution du nombre moyen de personnes par logement. De plus la surface des logements par habitant s’agrandit aussi.
On assiste aussi à une individualisation de l’habitat. Sachant qu’il y a un rapport de 1 à 12 entre l’espace occupé par un habitat collectif et un individuel, on a donc ici une cause de l’étalement urbain. 75% des habitants de France métropolitaine vivent en communes urbaines.
Finalement l’accès à la propriété, l’individualisation de l’habitat, l’agrandissement des surfaces habitées et l’amélioration du confort sont des facteurs qui augmentent nos émissions de gaz à effet de serre et qui sont en partie responsables de l’artificialisation des sols.
2) La consommation domestique d'énergie s'accroît
Pour ce qui est de l’habitat, la consommation d’énergie est répartie ainsi :
- 72% pour le chauffage
- 11% pour l’électricité spécifique
- 11% pour l’eau chaude sanitaire
- 6% pour la cuisson
On voit donc que le chauffage des logements prédomine. Il émet dans l’atmosphère des gaz précurseurs d’ozone, des particules et des gaz acidifiants. Il représente 14% des émissions de nationales de gaz à effet de serre.
En 2003, 54% de l’énergie utilisée par les logements était d’origine fossile et qui dit origine fossile dit CO2. On a eu une augmentation de ces émissions de CO2 provoquée par une croissance démographique, une augmentation du nombre de logements, une augmentation de leur surface mais aussi une élévation de la température intérieure des logements en hiver (une température de 19°C au lieu de 21°C est conseillée d’un point de vue sanitaire et environnemental).
Il faut aussi savoir que les climatisations émettent des gaz, les HCF, qui ont un fort pouvoir réchauffant.
La consommation d’électricité, qui est la seconde source d’énergie, a augmenté ces dernières années à cause du nombre d’équipements électriques par foyers. C’est pourquoi il est important de regarder l’étiquette énergie de ces appareils avant d’acheter et d’utiliser des programmes froids pour le lavage du linge.
3) La mobilité quotidienne croissante
Un Français consacre 55 minutes par jour en moyenne à ses déplacements. Cette durée n’a pas bougé depuis 20 ans mais les motifs et les modes de transport si. Il y a eu une dispersion des destinations et une amplification de l’utilisation de la voiture. Ceci peut s’expliquer par les aménagements urbains qui sont en périphérie des centres-villes (centres commerciaux, zones d’habitat individuel…) et le partage de l’activité entre hommes et femmes.
La plupart des Français possèdent une voiture. En 2005, 81% des ménages en ont au moins une et 29% des ménages en ont 2. La distance moyenne parcourue par chaque voiture a augmenté ces dernières années et le parc automobile aussi. On a donc un accroissement du kilométrage total.
Les polluants générés par le trafic en ville sont le CO (monoxyde de carbone), le COVNM (composés organiques volatils non méthaniques), les NOx (oxydes d'azote), les métaux lourds et les particules. Mais le trafic génère aussi des nuisances sonores.
La circulation des voitures particulières est responsable en 2004 de 15,5% des émissions de gaz à effet de serre de la France contre 12% en 1990. Heureusement l’efficacité écologique des nouvelles voitures est meilleure (moins d’émissions par kilomètre parcouru) mais par contre elles sont souvent plus lourdes et plus puissantes donc plus gourmandes. De plus on a tendance a gardé nos voitures plus longtemps et on parcourt aussi plus de distance.
4) Les impacts des vacances des Français sur l'environnement
Les Français sont de plus en plus nombreux à partir en vacances (+24% entre 1990 et 2004) mais les séjours courts (moins de 3 nuits) se multiplient (+14% entre 1998 et 2004) alors que les longs et moyens séjours se raccourcissent. Tous ces déplacements impliquent localement une augmentation des nuisances routières (pollution de l’air, bruit) et une utilisation accrue des équipements collectifs des communes réceptrices (traitements des eaux usées, déchets, alimentation en eau potable).
Les déplacements en voiture liés aux vacances génèrent 16% des gaz à effet de serre émis par les véhicules particuliers en France. Plus la durée du déplacement est courte et plus le poids du transport se fait ressentir sur les émissions de gaz à effet de serre. Un voyage en voiture représente en moyenne 187 kg eq CO2, quel que soit le séjour et sans prendre en compte les déplacements quotidiens durant celui-ci. Alors qu’une seule excursion en voiture à la journée émet 93 kg de CO2.
En France, les voyages en train représentent seulement 13% des déplacements touristiques contre 81% en voiture. Alors qu’un trajet en train génère 12 fois moins d’émission de gaz à effet de serre qu’un trajet en voiture pour une même distance.
Certains départements voient leur population doubler voire même tripler à l’arrivée des vacanciers, ce qui n’est pas sans conséquence. En effet cela pose problème aux endroits où la ressource en eau est fragile (mer et montagne). Par exemple, des stations d’épuration fonctionnent en sous régime une partie de l’année car elles sont calibrées sur les populations de pointe.
Il y a beaucoup d’autres informations intéressantes sur le site de l’IFEN comme par exemple la rubrique données essentielles
19:55 Publié dans Ecologie, Etude, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.08.2007
Ouverture du marché français de l'énergie à la concurrence
Depuis le 1er juillet, les marchés de l’électricité et du gaz sont ouverts à la concurrence pour les particuliers. Le monopole d’EDF et de GDF qui durait depuis est 61 ans est fini. Des fournisseurs alternatifs (Poweo, Direct Energie, Electrabel, Enercoop, Altergaz …) sont donc apparus pour vendre leur énergie aux 25 millions de particuliers abonnés à l’électricité et aux 11 millions de particuliers abonnés au gaz. Mais faut-il succomber à leurs offres ? Faut-il se passer d’EDF et de GDF ?
Tout d’abord deux possibilités s’offrent maintenant aux particuliers :
- soit ils ne rompent pas leur contrat avec EDF et GDF et resteront donc aux tarifs réglementés qui est fixé par le gouvernement
- soit ils souscrivent à une nouvelle offre proposée par les fournisseurs, y compris EDF et GDF. Et là l’énergie sera au prix du marché.
Il faut savoir qu’il y a de risques à abandonner les tarifs réglementés :
- d’une part, même si le tarif de l’électricité fixé par le gouvernement suivra l’inflation jusqu’en 2010, il restera inférieur au prix du marché dont l’évolution est imprévisible
- d’autre part, une fois que l’on a quitté les tarifs réglementés, on ne peut plus faire marche arrière. Et donc si l’occupant d’un logement, qu’il soit propriétaire ou locataire, décide de passer au marché libre, le logement ne pourra plus bénéficier des tarifs réglementés.

Il va aussi falloir faire attention au démarchage car qui dit concurrence dit démarchage mais la DGCCRF veille et annonce déjà une enquête pour septembre.
Pour d’autres informations, les pouvoirs publics ont créé un site Internet.
L’association UFC-Que choisir donne aussi des conseils sur son site.
Elle a créé un Indice des Prix de l’Electricité et du Gaz (IPEG) pour suivre l’évolution des prix du marché libre et régulé.
Elle a aussi créé un observatoire des pratiques commerciales et des contrats pour déceler les éventuels abus commis par les professionnels et obtenir leur cessation.
Elle met à la disposition des consommateurs :
- un serveur vocal d’information au 08 11 88 10 88 (coût d'une communication locale)
- une liste de questions/réponses
Enfin elle a décortiqué quelques offres disponibles sur le marché.
Voici les différentes analyses :
Electricité :
19:35 Publié dans EDF, Energie, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2007
Les Verts, producteurs d'énergie verte
Que signifie ce jeu de mot facile ? Et bien le toit de la tribune Pierre-Faurand (ouest) du stade Geoffroy-Guichard de Saint Etienne (Sainté pour les intimes ;) ) vient d’être recouvert de 2 600 m² de panneaux photovoltaïques. La pose des panneaux vient juste d’être achevée. Si le calendrier est respecté, cette installation sera mise en service avant le premier match de la Coupe du monde de rugby, le 9 septembre.
Cette action a été conduite par l’agglomération stéphanoise et la Coupe du monde de rugby a permis d’accélérer le processus. Mais c’est l’Agence de l'Energie du département de la Loire (Latere) qui est à l’origine de cette initiative.

L’électricité produite sera revendue à EDF. L’agglomération qui est propriétaire du stade va louer la toiture pour 1 euro symbolique à la société qui a pris en charge l’investissement et qui s’occupera de la maintenance et de la gestion. Cette société bénéficiera aussi du revenu de la vente de l’électricité pendant 20 ans. C’est donc seulement à partir de 2027 que l’agglomération pourra profiter pleinement de cette installation dont l’investissement est d’environ 1,8 millions d’euros.
L’agglomération compte sur un ensoleillement de 955 heures par an soit une production de 207 000 kWh environ ce qui correspond à une économie de 70 tonnes de CO2 et à une recette de 114 000 euros par an.
Enfin les élus ont sollicité le ministre de l’écologie, de l’aménagement et du développement durables, Jean-Louis Borloo, pour venir inaugurer début septembre cette installation qui sera la plus grande de France métropolitaine (la plus grande de France se trouve sur l’île de la Réunion depuis décembre 2006 et fait 10 000 m²).
Photo trouvée sur panthere-verte.com
21:15 Publié dans Energie solaire, France, Saint Etienne | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.07.2007
Actualité OGM
En 2007, il y aura près de 20 000 hectares de maïs transgéniques Monsanto 810 cultivés en France. Cela paraît peu par rapport aux 3 millions d’hectares de maïs conventionnel mais cette surface est 4 fois plus importante qu’en 2006. Les principales régions où est cultivé ce type de maïs sont l’Aquitaine et le Midi-Pyrénées et plus particulièrement les départements de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne, qui à eux seuls représentent la moitié des cultures.
Les agriculteurs doivent déclarer leurs parcelles de maïs transgéniques. Pour avoir le détail des différentes cultures, on peut consulter le registre national du ministère de l'agriculture. Greenpeace a aussi relayé l'information et donne une carte représentant les surfaces de maïs OGM. Mais malheureusement les informations sur les superficies cultivées ne sont données qu’au niveau cantonal. Ce qui n’est pas assez précis pour permettre aux agriculteurs de se protéger des contaminations, d’autant plus que rien n’oblige les agriculteurs cultivant des OGM à prévenir leurs voisins.
Sinon le semancier Limagrain compte arrêter ses recherches sur les OGM en France à cause des multiples fauchages dont ces champs ont été victimes. Il faut savoir que 86 % des français sont favorables à une interdiction des OGM, d’après un sondage du CSA datant de septembre 2006. On peut trouver sur le site interministériel sur les OGM la liste et localisation des essais de plantes génétiquement modifiés
Dernièrement un apiculteur et plusieurs associations d'agriculteurs biologiques et de défense de l'environnement ont saisi le tribunal pour qu’il interdise les cultures de maïs transgéniques d’un producteur du Lot-et-Garonne. En effet ils avaient placé des ruches près d’un champ de ce producteur pendant plusieurs semaines en 2006, le tout sous contrôle d’huissier. Puis le pollen a ensuite été analysé en laboratoire et ils ont pu observer une contamination du pollen en grande proportion. Ils réclamaient la destruction de la récolte de 2007 avant la floraison afin de d’éviter toute contamination du pollen et du miel. Malheureusement, ils n’ont rien obtenu car ils se sont exposés volontairement au risque et n’ont donc aucune raison de se plaindre d'après la cour d'appel d'Agen. Ils ont même dû payer 2 000 € au producteur de maïs.
Enfin les faucheurs volontaires d'OGM se sont réunis à Riec-sur-Belon dans le Finistère hier (dimanche 22 juillet) et samedi pour leur assemblée générale. Ils ont menacé d’agir durant l’été avant la floraison si le gouvernement n’adopte pas un moratoire sur la culture du maïs transgénique. Une affaire à suivre…
23:00 Publié dans France, OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.07.2007
1er parc naturel marin français
Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, a annoncé vendredi dernier (29 juin) l’ouverture du premier parc naturel marin en France. Il se trouvera en mer d’Iroise.

Ce parc a pour but de concilier protection de l’environnement et activité économique.
Il ne couvrira que des zones immergées et s’étendra sur 3 550 km². Il bordera 300 km de côtes du Finistère de Porspoder (au nord) jusqu’à Douarnenez (au sud), à l'exception de la rade de Brest. Mais il est possible que plus tard cette zone s’étende.
La mer d’Iroise est riche en biodiversité. On peut y trouver plus de 300 espèces d’algues marines, plus de 120 espèces de poissons, ainsi que le quart de la population française de mammifères marins (phoques, dauphins…). Cette mer est aussi riche en plancton
Trois îlots de l'archipel de Molène sont déjà classés réserves naturelles.
Deux autres projets similaires pourraient faire l’objet d’une étude prochainement. L'un sur la côte de Cerbère-Banyuls et l'autre sur le lagon de Mayotte.
Image trouvée sur Wikipedia
14:30 Publié dans Ecologie, France, Mer, Parc naturel | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


