09.09.2007
Influence de notre mode de vie sur l’environnement
L'Institut français de l'environnement (IFEN) a récemment publié une étude qui révèle l’influence du mode de vie des ménages français sur l’environnement.

Cette étude se décompose en 4 parties :
1) L'habitat des ménages occupe l'espace
En 2003, l’habitat individuel et collectif occupait presque la moitié des sols artificialisés (sols bâtis, routes, jardins, chantiers…) soit 3,7% du territoire national. Cette artificialisation des sols provoque une régression des milieux naturels et des espèces qui y vivent. Elle perturbe aussi le cycle de l’eau et des sols.
Le nombre de logement a augmenté de 27% en 20 ans. Ce phénomène est du à la croissance démographique et à la diminution du nombre moyen de personnes par logement. De plus la surface des logements par habitant s’agrandit aussi.
On assiste aussi à une individualisation de l’habitat. Sachant qu’il y a un rapport de 1 à 12 entre l’espace occupé par un habitat collectif et un individuel, on a donc ici une cause de l’étalement urbain. 75% des habitants de France métropolitaine vivent en communes urbaines.
Finalement l’accès à la propriété, l’individualisation de l’habitat, l’agrandissement des surfaces habitées et l’amélioration du confort sont des facteurs qui augmentent nos émissions de gaz à effet de serre et qui sont en partie responsables de l’artificialisation des sols.
2) La consommation domestique d'énergie s'accroît
Pour ce qui est de l’habitat, la consommation d’énergie est répartie ainsi :
- 72% pour le chauffage
- 11% pour l’électricité spécifique
- 11% pour l’eau chaude sanitaire
- 6% pour la cuisson
On voit donc que le chauffage des logements prédomine. Il émet dans l’atmosphère des gaz précurseurs d’ozone, des particules et des gaz acidifiants. Il représente 14% des émissions de nationales de gaz à effet de serre.
En 2003, 54% de l’énergie utilisée par les logements était d’origine fossile et qui dit origine fossile dit CO2. On a eu une augmentation de ces émissions de CO2 provoquée par une croissance démographique, une augmentation du nombre de logements, une augmentation de leur surface mais aussi une élévation de la température intérieure des logements en hiver (une température de 19°C au lieu de 21°C est conseillée d’un point de vue sanitaire et environnemental).
Il faut aussi savoir que les climatisations émettent des gaz, les HCF, qui ont un fort pouvoir réchauffant.
La consommation d’électricité, qui est la seconde source d’énergie, a augmenté ces dernières années à cause du nombre d’équipements électriques par foyers. C’est pourquoi il est important de regarder l’étiquette énergie de ces appareils avant d’acheter et d’utiliser des programmes froids pour le lavage du linge.
3) La mobilité quotidienne croissante
Un Français consacre 55 minutes par jour en moyenne à ses déplacements. Cette durée n’a pas bougé depuis 20 ans mais les motifs et les modes de transport si. Il y a eu une dispersion des destinations et une amplification de l’utilisation de la voiture. Ceci peut s’expliquer par les aménagements urbains qui sont en périphérie des centres-villes (centres commerciaux, zones d’habitat individuel…) et le partage de l’activité entre hommes et femmes.
La plupart des Français possèdent une voiture. En 2005, 81% des ménages en ont au moins une et 29% des ménages en ont 2. La distance moyenne parcourue par chaque voiture a augmenté ces dernières années et le parc automobile aussi. On a donc un accroissement du kilométrage total.
Les polluants générés par le trafic en ville sont le CO (monoxyde de carbone), le COVNM (composés organiques volatils non méthaniques), les NOx (oxydes d'azote), les métaux lourds et les particules. Mais le trafic génère aussi des nuisances sonores.
La circulation des voitures particulières est responsable en 2004 de 15,5% des émissions de gaz à effet de serre de la France contre 12% en 1990. Heureusement l’efficacité écologique des nouvelles voitures est meilleure (moins d’émissions par kilomètre parcouru) mais par contre elles sont souvent plus lourdes et plus puissantes donc plus gourmandes. De plus on a tendance a gardé nos voitures plus longtemps et on parcourt aussi plus de distance.
4) Les impacts des vacances des Français sur l'environnement
Les Français sont de plus en plus nombreux à partir en vacances (+24% entre 1990 et 2004) mais les séjours courts (moins de 3 nuits) se multiplient (+14% entre 1998 et 2004) alors que les longs et moyens séjours se raccourcissent. Tous ces déplacements impliquent localement une augmentation des nuisances routières (pollution de l’air, bruit) et une utilisation accrue des équipements collectifs des communes réceptrices (traitements des eaux usées, déchets, alimentation en eau potable).
Les déplacements en voiture liés aux vacances génèrent 16% des gaz à effet de serre émis par les véhicules particuliers en France. Plus la durée du déplacement est courte et plus le poids du transport se fait ressentir sur les émissions de gaz à effet de serre. Un voyage en voiture représente en moyenne 187 kg eq CO2, quel que soit le séjour et sans prendre en compte les déplacements quotidiens durant celui-ci. Alors qu’une seule excursion en voiture à la journée émet 93 kg de CO2.
En France, les voyages en train représentent seulement 13% des déplacements touristiques contre 81% en voiture. Alors qu’un trajet en train génère 12 fois moins d’émission de gaz à effet de serre qu’un trajet en voiture pour une même distance.
Certains départements voient leur population doubler voire même tripler à l’arrivée des vacanciers, ce qui n’est pas sans conséquence. En effet cela pose problème aux endroits où la ressource en eau est fragile (mer et montagne). Par exemple, des stations d’épuration fonctionnent en sous régime une partie de l’année car elles sont calibrées sur les populations de pointe.
Il y a beaucoup d’autres informations intéressantes sur le site de l’IFEN comme par exemple la rubrique données essentielles
19:55 Publié dans Ecologie, Etude, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


