20.11.2007

Réduisons vite nos déchets, ça déborde

Avec un peu de retard, je vous parle de la semaine de la réduction des déchets qui s’est déroulée du 3 au 11 novembre. J’en parle quand même malgré que ce soit passé car c’est important d’agir tout au long de l’année et pas seulement d’y penser lors des semaines de sensibilisation.

 

Le site est très complet, même trop car il y a beaucoup d’infos et la lecture est difficile car le défilement n’est pas très ergonomique.

 

Pour commencer, voici quelques chiffres : 

    Un français produit 353 kg de déchets ménagers par an (chiffre de 2004). 

    La gestion des déchets (collecte + traitement) a coûté 11 milliards d’euros en 2004. 

    849 millions de tonnes de déchets ont été produites en 2004. 

 

De quoi sont composées nos poubelles ? 

    25 % de journaux, papiers et cartons qui peuvent être recyclés en autres papiers et cartons.

    23 % de matières biodégradables (épluchures, aliments…) qui peuvent être réutilisés en compost ou engrais naturel

    13 % de verre qui peut être recyclé s’il est mis dans les containers à verre sans les bouchons

    11 % de plastique qui va servir à « nourrir » le feu des incinérateurs

    4 % de métaux qui peuvent être recyclés

    18 % d’autres matières (textiles, combustibles ou dangereuses) qui devraient être emmenées en déchetterie

   

Pour d’autres chiffres, ça se passe sur le site de l’ADEME.

Il y a aussi une plaquette en pdf : Les déchets en chiffres

 

Pour réduire vos déchets vous trouverez sur le site des gestes simples à faire et vous apprendrez à devenir un éco-consommateur.

  

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Comment sont traitées les ordures ménagères?

    43 % sont incinérées

    39 % sont enfouies

    13 % sont recyclées

    6 % subissent un traitement biologique

  

 

Le recyclage

Il donne une seconde vie aux emballages. 

Il permet de réduire l'extraction de matières premières.

Les principaux matériaux recyclables sont les matières plastiques, l'aluminium, l'acier, le verre, le papier et le carton.

En théorie, presque tous les matériaux sont recyclables mais en pratique ils ne sont pas tous recyclés à cause d’un manque de technique ou d’un coût élevé.

Pour en savoir plus, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site d’Eco Emballages

Et je vous conseille plus particulièrement cette brochure

 


Les traitements biologiques

 
Ils transforment les matières fermentescibles en un produit plus stable qui peut être utilisé comme compost ou support de culture.

 

Il existe deux modes de dégradation de la matière organique :

 

Le compostage (réaction en présence d'oxygène : aérobiose) :

Les déchets verts et les biodéchets (épluchures de légumes, restes de repas, déchets de jardin, autres déchets organiques...) sont soumis à une fermentation. Il en résulte un produit stable, le compost, destiné à enrichir les sols.

 

La méthanisation (réaction en absence d'oxygène : anaérobiose) :

Ce processus biologique est assuré par des micro-organismes qui permettent la transformation de la matière organique en méthane.

Les déchets et/ou les effluents sont transformés en un produit organique stabilisé et un gaz combustible (biogaz) qui peut être valorisé pour produire de l’énergie.

 

 

Les traitements thermiques


Ils réduisent le volume et la masse des déchets par combustion et les conduisent à leur minéralisation.

Le principal procédé de traitement thermique est l'incinération qui permet de réduire de 70% environ la masse des déchets et leur volume de 90%.

Pour 1 tonne d'ordures ménagères incinérée, on obtient :

    230 à 250 Kg de mâchefers

    25 à 40 kg de Résidus d'Epuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères (REFIOM)

    20 à 22 kg de métaux ferreux

    0,5 à 1,5 kg de métaux non ferreux


L'incinération des déchets génère de l'énergie. En effet la chaleur dégagée par leur combustion est récupérée au niveau de la chaudière sous forme de vapeur qui peut être valorisée sous forme de vapeur pour l'alimentation d'un réseau de chauffage urbain ou privé, sous forme d'électricité, ou bien sous les deux formes (co-génération).

Cependant il faut savoir que l'incinération des déchets génère des fumées qui contiennent des polluants qu'il faut capter, tels des poussières, des métaux lourds, des dioxines ou des dioxydes d'azote.

 

Pour plus d’infos, voici quelques liens :

Le fonctionnement d’un incinérateur 

La carte des incinérateurs en France 

La liste des Unités d’Incinération d’Ordures Ménagères

 

 

L'enfouissement en centre de stockage de déchets


Ce mode d'élimination reste dominant à cause de sa simplicité et aussi de son coût moins élevé que celui de l'incinération.

Les installations de stockage pour déchets ménagers et assimilés accueillent essentiellement :

    des ordures ménagères

    des déchets des commerçants et artisans collectés avec les ordures ménagères

    les déchets industriels banals

    les refus de traitement provenant d'autres modes de traitement

 Depuis le 1er juillet 2002, le stockage est réservé aux déchets ultimes

 


On finira sur cette phrase :

 « Si le tri reste essentiel, le meilleur déchet est avant tout, celui que l'on ne produit pas ! »

   

 

Sur le site de l’ADEME, vous trouverez aussi plein d’autres infos sur :

La logistique (collecte, déchèterie et transport)

Les procédés de traitement en images (déchèterie, transfert, décharge, incinération, tri et compostage)

Les traitements thermiques (incinération, thermolyse et gazéification, oxydation hydrothermale, vitrification)

 

On y trouve aussi des guides :

Les déchets des ménages

Les déchets dangereux

Acheter et consommer mieux

Le compostage domestique

 

Enfin pour en savoir plus :

Le site de l’ADEME

Le site du Centre National d’Information Indépendante sur les Déchets (CNIID)

Le site de France Nature Environnement (FNE)

12.10.2007

Portes ouvertes EnR

Le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER), qui est une association loi 1901 créée en 1984 pour promouvoir la maîtrise des énergies et développer les énergies renouvelables en France, organise un week-end portes ouvertes de sites équipés en énergies renouvelables les 13 et 14 octobre.

 

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Vous pourrez visiter près de 100 sites appartenant aux adhérents du CLER partout en France. En effet, plus de 150 professionnels : industriels, bureaux d’études, collectivités locales, associations… représentant toutes les filières : solaire thermique et photovoltaïque, éolien, bois énergie, biogaz, biocarburants, petite hydroélectricité, habitat, cogénération, réseau de chaleur, géothermie, maîtrise de la demande énergétique font parti du CLER.

  

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Vous allez découvrir comment ils produisent de l'électricité ou de la chaleur, grâce au soleil, au vent, au bois, à l'eau...

 

L’objectif de ces visites est de permettre au grand public de voir des installations et discuter avec les propriétaires, des professionnels ou des conseillers et peut être lui donner l’envie d'avoir recours aux énergies renouvelables pour sa propre maison.

 

Cette initiative a le soutien du Ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement Durables et de l'ADEME, dans le cadre de sa campagne "Faisons vite, ça chauffe".

 

Pour savoir ce qui ce fait près de chez vous, il vous suffit d’aller ici et de cliquer sur votre région pour voir les différents sites.

Grenelle de l'environnement

La phase de consultation du public du Grenelle de l’environnement est déjà bien entamée. Les internautes peuvent encore participer au débat jusqu’au vendredi 12 octobre en allant sur ce forum. Alors que les consultations dans les régions ont elles commencé le vendredi 5 octobre et se termineront le 22 octobre. Pour savoir quand aura lieu la consultation dans votre région, vous pouvez visionner cette carte. En tout il y en a 18.

 

Les  journées de consultation dans les régions se déroulent en deux phases. Tout d’abord le matin, chaque groupe de travail réagit sur les propositions faites par les groupes de travail nationaux. Puis l’après midi, le public est invité à assister à la restitution des ateliers du matin et à débattre.

 

Pour rappel, il y a 6 groupes qui travaillent sur les thèmes suivants :

-   lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d'énergie

-   préserver la biodiversité et les ressources naturelles

-   instaurer un environnement respectueux de la santé

-   adopter des modes de production et de consommation durables

-   construire une démocratie écologique

-   promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l'emploi et à la compétitivité.

 

Pour ce qui est de la table ronde finale, elle devrait se dérouler les 24 et 25 octobre et sera conclue par Nicolas Sarkozy. Puis il y aura la présentation des programmes le 15 décembre. Et enfin un projet de loi d'orientation et de programmation sera débattu au Parlement durant le 1er semestre 2008.

 

 

Le ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables (Medad) a rédigé un document qui est une proposition de trame de la négociation finale. Cependant ce document présente peu de projets chiffrés et reste prudent sur les sujets à polémique : incinérateurs, OGM et pesticides.

Incinérateurs : « clarifier la question du statut de l’incinération »

OGM : « vote d’une loi affirmant les principes de responsabilité et de transparence » 

Pesticides : « conclusion d’un contrat national de réduction des pesticides » 

L’énergie nucléaire n’est évoquée qu’une fois : « hisser la R&D de ces nouvelles technologies (énergies renouvelables) au niveau de celle dévolue au nucléaire civil ».

Quant aux questions de santé liées à l'environnement, elles sont peu évoquées.

Par contre on peut remarquer une envie d’évolution de l’Etat dans les domaines des transports et du bâtiment : « Deux secteurs – le bâtiment et les transports – sont en effet responsables de l’essentiel de la progression des émissions de gaz à effet de serre en France depuis 1990 », « les groupes de travail convergent sur la nécessité d’agir massivement sur ces secteurs ».

 

 

Pour finir, bonne nouvelle. Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), Jean-Michel Lemétayer, s’est dit prêt à accepter un gel provisoire de la commercialisation des semences OGM jusqu’au vote d’une loi qui déterminerait leur statut et les conditions de leur exploitation. Ce pendant il a posé une condition. Il faudra que le texte prenne effet avant les prochains semis de printemps. Cette annonce du gel de la commercialisation des semences des OGM pour 2008 avait été faite par Jean-Louis Borloo en septembre, ce qui avait provoqué un court boycott des ateliers préparatoires du Grenelle par la FNSEA qui avaient finalement réintégré leur groupe de travail. Si ce gel a lieu, il se concrétisera sûrement par le refus d’autorisation de cultiver à nouveau le seul OGM cultivé en France, le maïs MON 810 de la firme Monsanto, dont l’autorisation expire en 2007.

04.10.2007

Pollution du Rhône aux PCB

Les présidents des régions Rhône-Alpes et PACA, Jean-Jack Queyranne et Michel Vauzelle, ont déposé le 20 septembre à l'Assemblée nationale une demande de création d'une commission d’enquête parlementaire sur la pollution du Rhône dans le but de connaître les causes et les conséquences de la présence de PCB dans le fleuve.

 

Les PCB ou polychloro-biphényles sont des produits chimiques non biodégradables. Ils peuvent entraîner, en cas de consommation "régulière et sur une longue période", des problèmes de fertilité, de croissance ou des cancers selon l'Agence française pour la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Malgré qu’ils soient interdits depuis 1987, leur utilisation est toujours autorisée jusqu'en 2010. Et malheureusement une certaine quantité s’est accumulée dans les sédiments du Rhône.

 

Des analyses ont été menées sur des poissons du Rhône et ont révélé qu’une très grande partie du fleuve est souillée. La consommation de poissons pêchés dans le fleuve a donc été interdite par arrêté préfectoral de l'Ain jusqu'à la Camargue.

 

Plusieurs collectivités locales et des associations dont la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature (Frapna), association qui avait découvert cette pollution il y a plus de vingt-cinq ans, ont décidé d’agir en justice et dénoncent la responsabilité de l'Etat dans cette catastrophe écologique.

 

Malheureusement le Rhône ne serait pas le seul fleuve français malade. C’est pourquoi la Frapna demande au gouvernement de mener une investigation sur tout le territoire français et plus particulièrement sur la Loire, la Seine et la Moselle.

 

Pour finir, voici un petit film réalisé par la WWF qui a mené son enquête.

 

A la fin du film on peut voir comment sont traités les macros déchets et les sédiments pollués par les PCB. Sans commentaire…

 


Film pcb
envoyé par WWF_France
 

Si vous voulez voir l’interview complète de Cédric Giroud qui est un pêcheur professionnel sur le Rhône, c’est ici.

 

Et pour seulement voir comment sont traités les déchets actuellement, c’est là.

03.10.2007

Semaine d'action pour les animaux

Du 1er au 7 octobre, c’est la semaine d'action pour les animaux organisée par le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). Elle se déroule dans 15 pays (Canada, Afrique du Sud, Inde, Japon…). Les objectifs de cette campagne sont d’éduquer et de sensibiliser les plus jeunes à la condition animale. Cette année, cette semaine d’action a pour thème : l’aide d’urgence aux animaux en danger.

  

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Vous trouverez sur le site un pack éducatif avec un livret d'activités destiné aux enseignants pour qu’ils fassent découvrir à leurs élèves l’importance de secourir les animaux dans certaines situations d’urgence. Il y a aussi une vidéo d’environ 15 minutes intitulée « À la Rescousse ! L'intervention d'urgence pour les animaux » qui nous montre des exemples d’interventions de l'IFAW dans le monde ainsi que les motivations de ces interventions. En effet, il est important de secourir les animaux sinistrés car ils ont un impact à la fois sur le système écologique mais aussi sur l’Homme que ce soit sur le plan économique ou social. Par exemple, sauver le bétail après une catastrophe permet une reconstruction. Il faut aussi soigner les animaux pour éviter qu’ils véhiculent des maladies comme la rage entre autre.

01.10.2007

Une maison passive en bois à la foire de Saint Etienne

Pour la 59ème foire économique de Saint Etienne, qui s’est déroulée du 21 septembre au 1er octobre au Parc des Expositions, une maison passive en bois a été installée.

 

Mais pourquoi une telle installation ?

 

Le but était de tester l’isolation de cette maison « passive » en ossature bois et de montrer son efficacité au public. Un glaçon de 1022 kg a été placé le 5 septembre à 14h30 dans cette maison alors qu’un glaçon « jumeau » était à côté à l’air libre. Le glaçon qui était à l’extérieur a fondu au bout 6 jours à cause du grand soleil et du magnifique ciel bleu stéphanois. Comment ça, j’en fais un peu trop ;)

 

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Cette opération originale était une initiative de l'Inter Forêt-Bois 42, qui est une association interprofessionnelle pour le développement de la filière bois dans la Loire, et de l'Agence de l'énergie du département de la Loire (Latere). 

 

Il y avait aussi un jeu concours qui consistait à deviner la masse du glaçon placé dans l’installation super-isolée qu’il allait rester à la fin de la foire.

 

Enfin le 29 septembre à 9h, la maison passive a été ouverte et le glaçon pesé. Il faisait 788 kg. Il y a donc seulement 23% du bloc de glace qui a fondu en un peu moins de 4 semaines. Ce qui nous prouve bien que ce type d’habitation est efficace.

 

Pour revoir tout l’avancement de l’opération, c’est ici.

 

Pour plus d’images, vous pouvez consulter la galerie photos de Zoom 42 ou encore le portfolio du magazine Le Moniteur.

 

Pour finir, cette idée de projet nous vient de nos amis belges où une opération similaire avait été réalisée à Bruxelles en avril et mai derniers.

 

Pour plus d’informations sur les maisons passives, je vous conseille d'aller sur maisonpassivebois.net et plus particulièrement dans les rubriques :

La " maison passive ", qu'est-ce que c'est ?

La " maison passive ", comment ça marche ?

Ou encore sur la Maison Passive France.

18.09.2007

Les abeilles se cachent pour mourir

Partout dans le monde, les abeilles disparaissent dans des proportions très importantes. Elles quittent les ruches et n’y retournent pas. Il n’y a aucun cadavre à proximité, ni de prédateur visible d’ailleurs.

 

Il faut savoir que les abeilles jouent un rôle clé dans le bon équilibre de notre environnement. En effet, environ 80% des plantes à fleurs et 35% de la production de nourriture pour l’Homme dépendent de la pollinisation. Aux Etats-Unis, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 15 milliards de dollars.

 

Aux Etats-Unis, on parle de « Colony Collapse Disorder » (CCD) ou « syndrome d’effondrement des colonies ». Là-bas, environ 25% du cheptel auraient disparu durant l’hiver 2006-2007. Pour ce qui est de l’Europe, la France, la Belgique, l'Italie, l'Allemagne, la Suisse, l'Espagne, la Grèce, la Pologne et les Pays-Bas ont été touchés depuis le début des années 2000. Les pertes peuvent atteindre localement jusqu'à 90 % des colonies. 

 

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Pour l’instant les experts n’arrivent pas expliquer ces disparitions. Ils en sont réduits à énumérer toutes les causes de mortalité possibles.

 

Les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables entre autres sont une cause potentielle car les abeilles se servent du champ magnétique terrestre pour s’orienter. Une autre cause est l’utilisation d’OGM. Cependant une étude parue dans la revue Science du 8 juin explique que les cultures transgéniques ont un effet moins important sur les abeilles que les champs traités aux pesticides. Pesticides qui détruisent les défenses immunitaires des abeilles. De plus, les OGM ne peuvent pas expliquer la mortalité des abeilles en Europe du fait de la faible proportion de surfaces cultivées.

 

Deux autres pistes sont privilégiées. D’un côté les maladies, les virus, les parasites et autres champignons et d’un autre, la dégradation générale de l’environnement : changement climatique, raréfaction des fleurs et utilisation massive de produits chimiques.

 

Une nouvelle étude, menée par une équipe américaine, a été publiée dans la revue Science du 6 septembre. Il en ressort qu’une cause principale de l’effondrement des colonies d’abeilles serait due à un virus, le Israeli Acute Paralysis Virus (IAPV). Par contre on ne peut pas conclure que ce soit l’unique cause de perte d’abeilles mais que ce virus constitue un marqueur du syndrome d’effondrement. Cette étude vient aussi en contredire une menée par des chercheurs espagnols qui incriminait le champignon Nosema ceranae.

 

Finalement ce syndrome d’effondrement serait une combinaison de pathogènes et de facteurs environnementaux.

 

Image trouvée sur Wikipedia

17.09.2007

Semaine européenne de la mobilité

Du 16 au 22 septembre, c’est la 6ème édition de la semaine européenne de la mobilité. Elle a été créée à l’initiative de la Commission européenne. Le thème choisi de cette année est «  Réinventons la rue ». Le but de cette opération est d’informer le public sur les problèmes liés aux déplacements, de lui présenter les transports alternatifs à l’utilisation de la voiture individuelle et de l’inciter à modifier ses comportements.

 

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En France, cet événement s’intitule : " Bougez autrement ! La meilleure énergie c'est la vôtre " . Sur le plan européen, cette opération s’adresse aux villes et autres collectivités (agglomérations, syndicats mixtes, départements, régions, autorités organisatrices de transports). Alors qu’en France, elle aussi ouverte aux entreprises, associations, établissements scolaires et services publics.

 

Elle est organisée par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables avec le GIE Objectif transport public  (GART-UTP) et l'ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et en partenariat avec la FUBIcy (Fédération des Usagers de la Bicyclette) et le Club des villes cyclables.

 

 

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Cette année pour la 1ère fois, aura lieu la 1ère journée du transport public le mercredi 19 septembre. Le but de cette journée est de proposer un tarif journée à 1€ pour voyager librement sur les réseaux de transport urbains, interurbains et régionaux participants.

 

L’ADEME a aussi développé, pour l’occasin, la calculette éco-déplacements qui permet de calculer l’impact de ses déplacements sur l’environnement en évaluant la quantité de gaz à effet de serre rejetée, la quantité d’énergie consommée ainsi que les dépenses engendrées. On peut aussi comparer l’impact de différents moyens de transport et donc voir lequel est le plus respectueux de l’environnement.

 

 

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Enfin le guide de l'éco-mobilité est disponible sur le site " Bougez autrement " . Il donne des conseils et des idées pour se déplacer « durablement ». Il se décompose en 6 parties :

- Pour une mobilité durable

- Choisir l'éco-mobilité

- Soyez " éco-mobile " pour aller travailler

- Soyez " éco-mobile " pour aller à l'école

- Soyez " éco-mobile "pour vos loisirs

- Soyez " éco-mobile " pour faire vos courses

  

Pour ma part, je vais en cours en roller ou en vélo lorsqu’ il pleut. Et vous ?

09.09.2007

Influence de notre mode de vie sur l’environnement

L'Institut français de l'environnement (IFEN) a récemment publié une étude qui révèle l’influence du mode de vie des ménages français sur l’environnement.

   

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Cette étude se décompose en 4 parties :

 
1)      L'habitat des ménages occupe l'espace

 

En 2003, l’habitat individuel et collectif occupait presque la moitié des sols artificialisés (sols bâtis, routes, jardins, chantiers…) soit 3,7% du territoire national. Cette artificialisation des sols provoque une régression des milieux naturels et des espèces qui y vivent. Elle perturbe aussi le cycle de l’eau et des sols.

 
Le nombre de logement a augmenté de 27% en 20 ans. Ce phénomène est du à la croissance démographique et à la diminution du nombre moyen de personnes par logement. De plus la surface des logements par habitant s’agrandit aussi.

 
On assiste aussi à une individualisation de l’habitat. Sachant qu’il y a un rapport de 1 à 12 entre l’espace occupé par un habitat collectif et un individuel, on a donc ici une cause de l’étalement urbain. 75% des habitants de France métropolitaine vivent en communes urbaines.

 
Finalement l’accès à la propriété, l’individualisation de l’habitat, l’agrandissement des surfaces habitées et l’amélioration du confort sont des facteurs qui augmentent nos émissions de gaz à effet de serre et qui sont en partie responsables de l’artificialisation des sols.

   

2)      La consommation domestique d'énergie s'accroît

 

Pour ce qui est de l’habitat, la consommation d’énergie est répartie ainsi :

-         72% pour le chauffage

-         11% pour l’électricité spécifique

-         11% pour l’eau chaude sanitaire

-         6% pour la cuisson

 
On voit donc que le chauffage des logements prédomine. Il émet dans l’atmosphère des gaz précurseurs d’ozone, des particules et des gaz acidifiants. Il représente 14% des émissions de nationales de gaz à effet de serre.

 
En 2003, 54% de l’énergie utilisée par les logements était d’origine fossile et qui dit origine fossile dit CO2. On a eu une augmentation de ces émissions de CO2 provoquée par une croissance démographique, une augmentation du nombre de logements, une augmentation de leur surface mais aussi une élévation de la température intérieure des logements en hiver (une température de 19°C au lieu de 21°C est conseillée d’un point de vue sanitaire et environnemental).

 
Il faut aussi savoir que les climatisations émettent des gaz, les HCF, qui ont un fort pouvoir réchauffant.

 
La consommation d’électricité, qui est la seconde source d’énergie, a augmenté ces dernières années à cause du nombre d’équipements électriques par foyers. C’est pourquoi il est important de regarder l’étiquette énergie de ces appareils avant d’acheter et d’utiliser des programmes froids pour le lavage du linge.

 

3)      La mobilité quotidienne croissante

 

Un Français consacre 55 minutes par jour en moyenne à ses déplacements. Cette durée n’a pas bougé depuis 20 ans mais les motifs et les modes de transport si. Il y a eu une dispersion des destinations et une amplification de l’utilisation de la voiture. Ceci peut s’expliquer par les aménagements urbains qui sont en périphérie des centres-villes (centres commerciaux, zones d’habitat individuel…) et le partage de l’activité entre hommes et femmes.

 

La plupart des Français possèdent une voiture. En 2005, 81% des ménages en ont au moins une et 29% des ménages en ont 2. La distance moyenne parcourue par chaque voiture a augmenté ces dernières années et le parc automobile aussi. On a donc un accroissement du kilométrage total.

 

Les polluants générés par le trafic en ville sont le CO (monoxyde de carbone), le COVNM (composés organiques volatils non méthaniques), les NOx (oxydes d'azote), les métaux lourds et les particules. Mais le trafic génère aussi des nuisances sonores.

 

La circulation des voitures particulières est responsable en 2004 de 15,5% des émissions de gaz à effet de serre de la France contre 12% en 1990. Heureusement l’efficacité écologique des nouvelles voitures est meilleure (moins d’émissions par kilomètre parcouru) mais par contre elles sont souvent plus lourdes et plus puissantes donc plus gourmandes. De plus on a tendance a gardé nos voitures plus longtemps et on parcourt aussi plus de distance.

 

4)      Les impacts des vacances des Français sur l'environnement

 

Les Français sont de plus en plus nombreux à partir en vacances (+24% entre 1990 et 2004) mais les séjours courts (moins de 3 nuits) se multiplient (+14% entre 1998 et 2004) alors que les longs et moyens séjours se raccourcissent. Tous ces déplacements impliquent localement une augmentation des nuisances routières (pollution de l’air, bruit) et une utilisation accrue des équipements collectifs des communes réceptrices (traitements des eaux usées, déchets, alimentation en eau potable).

 

Les déplacements en voiture liés aux vacances génèrent 16% des gaz à effet de serre émis par les véhicules particuliers en France. Plus la durée du déplacement est courte et plus le poids du transport se fait ressentir sur les émissions de gaz à effet de serre. Un voyage en voiture représente en moyenne 187 kg eq CO2, quel que soit le séjour et sans prendre en compte les déplacements quotidiens durant celui-ci. Alors qu’une seule excursion en voiture à la journée émet 93 kg de CO2.

 

En France, les voyages en train représentent seulement 13% des déplacements touristiques contre 81% en voiture. Alors qu’un trajet en train génère 12 fois moins d’émission de gaz à effet de serre qu’un trajet en voiture pour une même distance.

 

Certains départements voient leur population doubler voire même tripler à l’arrivée des vacanciers, ce qui n’est pas sans conséquence. En effet cela pose problème aux endroits où la ressource en eau est fragile (mer et montagne). Par exemple, des stations d’épuration fonctionnent en sous régime une partie de l’année car elles sont calibrées sur les populations de pointe. 

 

 

Il y a beaucoup d’autres informations intéressantes sur le site de l’IFEN  comme par exemple la rubrique données essentielles

15.08.2007

E = moins de CO2

EDF vient de sortir un petit guide sur l’énergie et l’environnement : « E = moins de CO2 – Comprendre et agir au quotidien ». Il est disponible chez les marchands de journaux au prix de 2 € et en téléchargement gratuit sur le site moinsdeco2 .


Ce guide fait un peu moins de 100 pages et est décomposé en 3 chapitres :

- Ma planète : Bilan et défis environnementaux. 

- Mon pays : Nucléaire, éolienne, solaire… Panorama des solutions. 

- Ma maison : Du salon à la salle de bain, tous les gestes à connaître. 


Malgré qu’EDF soit un spécialiste de l’énergie, ils traitent aussi de l’environnement tout au long du guide et plus particulièrement dans la dernière partie consacrée à l’habitat.

 

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Dans le 1er chapitre, on nous fait un état des lieux mondial et on nous donne des généralités que les néophytes apprécieront mais que ceux qui s’intéressent de près à l’information environnementale connaissent déjà. Par contre il y a une partie que je trouve intéressante qui explique les différentes énergies renouvelables très simplement et à chaque fois il y a un petit schéma.


Ensuite dans le chapitre consacré à la France, on nous explique quelles sont les énergies utilisées pour produire de l’électricité dans notre pays. Avec au premier plan l’énergie nucléaire dont EDF nous vante les mérites en disant que c’est une énergie non émettrice de CO2 et qui nous donne une « indépendance confirmée » (à voir…). En plus ils sont fair-play chez EDF, ils nous parlent même des déchets nucléaires (pour nous rassurer peut être…). Ils nous restent encore quand même pas mal d’efforts à fournir en matière de production d’électricité d’origine renouvelable. Ce chapitre se termine par un petit quiz pour tester ce que l’on a retenu de sa lecture.


Enfin la dernière partie est consacrée à l’habitat et explique comment nous pouvons tous agir au quotidien en faisant des gestes simples pour réduire notre production de CO2. Cette partie se finit par un petit test pour évaluer nos pratiques quotidiennes.


Finalement ce guide explique les choses simplement et est bien fait pour quelqu’un qui souhaite s’informer et qui ne s’intéressait peut être pas spécialement aux questions énergétiques auparavant. Par contre ceux qui suivent l’information environnementale régulièrement n’apprendront pas grand-chose mais ça leurs permettra de se rafraîchir la mémoire.


Si vous hésitez à acheter ce guide plutôt que de le télécharger, il faut savoir que « Les produits de la vente de ce guide serviront à financer des projets d’éco-efficacité énergétique », qu’ « EDF s’engage à réaliser ou à subventionner un projet qui permettra de compenser les émissions de gaz à effet de serre consécutives à la rédaction, à l’impression, à la diffusion et à la fin de vie de ce guide » et enfin que « « E = moins de CO2 » a été imprimé sur un papier ECF (sans recours au chlore élémentaire pour son blanchiment). L’imprimeur du guide travaille selon les procédures du label Imprim’vert. Ce dernier rassemble 1 000 entreprises s’engageant à protéger l’environnement via un programme de gestion des déchets ».

Ca fait peut être 3 bonnes raisons de l’acheter ;)

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