14.09.2007
Borloo et Barroso sont sur l’inlandsis. Qui tombe à l’eau ?
Lundi 10 septembre, Jean-Louis Borloo était à Ilulissat, une ville de 4 600 habitants de l'ouest du Groenland. Son fjord est classé au patrimoine mondial de l'humanité depuis 2004. Il s’est rendu au glacier d’Ilulissat qui se trouve dans ce même fjord. C'est un des glaciers les plus rapides et les plus actifs au monde. Son vêlage annuel représente à lui seul 10% de toute la glace de vêlage (les icebergs) du Groenland et dépasse celui de tous les autres glaciers hors Antarctique. Ce glacier est un témoin du réchauffement climatique et notre ministre, accompagné d’une délégation de 40 personnes dont des scientifiques, a pu constater la fonte des glaces et l'accélération du vêlage.
Les mauvaises langues diront qu’il a aussi pu constater les conséquences de ce voyage éclair de moins de 24 heures effectué en avion présidentiel qui causa l'émission de 65 tonnes de CO2. Mais heureusement Jean-Louis Borloo a pensé à tout. Ce déplacement est compensé carbone par le financement d'un projet qui est la construction d’une petite centrale hydroélectrique au Mexique.
Mais ce voyage éclair était-il vraiment nécessaire à Jean-Louis Borloo pour constater les effets du réchauffement climatique ?

D’ailleurs il n’est pas le seul à s’être rendu près de ce glacier ces derniers mois. Il y a aussi eu la chancelière allemande, Angela Merkel, la présidente démocrate du Congrès américain, Nancy Pelosi et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.
Tiens en parlant de Jose Manuel Barroso. Il a reçu l’année dernière le prix Tuvalu du dérèglement climatique dont j’ai déjà parlé dans un billet. La palme d’Or lui a été remise car il roulait en Volkswagen Touareg. Lors de sa visite au Groenland fin juin, il donc a pu constater son propre impact sur l’environnement.
Image trouvée sur Wikipedia
12:20 Publié dans Coup de gueule, Réchauffement climatique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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