08.08.2007
Et ta mer t'y penses ?
C’est le nom de la campagne lancée par Greenpeace à l’occasion de la journée mondiale des océans, le 8 juin dernier. Greenpeace France a réalisé un petit guide. Il a pour but de faire prendre conscience aux consommateurs que de nombreuses espèces marines sont en danger et que les ressources des océans ne sont pas inépuisables. Il cherche à faire évoluer nos habitudes de consommateurs et donc ne pas acheter n’importe quel poisson ou crustacé pour le manger.
On peut résumer la situation avec les chiffres donnés par la FAO, la commission des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, pour l’année 2003 :
- 52 % des réserves halieutiques mondiales étaient complètement exploitées
- 16 % étaient surexploitées
- 8 % étaient épuisées
De plus nous consommons de plus en plus de produits de la mer en France. C’est pourquoi en tant que consommateur nous devons agir et devenir des consommateurs responsables en n’achetant plus les espèces de poissons dont la survie est menacée. Ces espèces sont répertoriées dans ce petit guide. Il y a par exemple le thon rouge mais ce n’est une nouveauté pour personne car on en a beaucoup entendu parlé ces derniers temps avec les nouveaux quotas imposés par l’UE. Par contre il y a aussi le cabillaud, le saumon d’Atlantique, la crevette rose pour les plus connus. Je vous laisse découvrir les autres espèces par vous-même. On apprend aussi dans ce même guide qu’il ne faut pas acheter du poisson lors de sa période de reproduction, qu’il faut éviter d’acheter des bâtonnets de poisson car les poissons utilisés proviennent parfois de la pêche industrielle pirate. Enfin il faut essayer de consommer des produits de la mer pêchés localement pour éviter les émissions de CO2 inutiles.

Il y a aussi une partie sur les techniques de chalutage qui font beaucoup de ravage et détruisent les fonds marins. Pour plus d’informations, Greenpeace a fait des articles sur le chalutage de grands fonds. Ils ont aussi rédigé des articles sur les pratiques illégales de pêche car il faut savoir qu’environ 20 % du poisson vendu sur le marché international est susceptible de provenir de ce type de pêche où les quotas ne sont pas respectés et où le chalutage est employé. Enfin contrairement à ce que l’on pourrait penser l’aquaculture n’est pas une solution à la surpêche. En effet, une grande partie des poissons élevés sont carnivores et il faut donc une grosse quantité de poissons sauvages pour les nourrir. De plus ce type d’élevage utilise beaucoup d’antibiotiques et du coup ces poissons contaminent les poissons sauvages. Enfin à l’emplacement de ce type de culture, on retrouve une très grande quantité de déjection.
Pour d’autres infos, vous pouvez aller sur le site de Greenpeace consacré aux océans
22:50 Publié dans Ecologie, Guide, Mer, Nutrition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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